lundi 4 mai 2026

Nouveau site internet de L'AMagie

Meichelus’Art · mai 04, 2026
©L'AMagie


🌟 L'AMagie a un nouveau site !

Après des mois de création et de passion, le nouveau www.l-amagie.art est en ligne !

Quoi de neuf ?

  • Design entièrement repensé.
  • 90 + pages refondues
  • Galeries d'art agrandies & faciles à explorer
  • Pages détaillées pour chaque livre
  • Boutique, YouTube, événements, tout en un
  • Fonctionne sur tous les appareils

🎨 À découvrir : Poésie, romans jeunesse, peintures de Meichelus, ateliers créatifs, et bien plus.

👉www.l-amagie.art

Venez explorer. Venez rêver.

vendredi 24 avril 2026

"Le Seuil" Entre dessin et manifeste

Meichelus’Art · avril 24, 2026





Le seuil — Une œuvre entre dessin et manifeste

Mine graphite, encre de Chine et aquarelle sur papier Canson — 44 × 54 cm


Il y a des images qui ne s'expliquent pas., qui s'habitent.

Le seuil est née d'une façade ancienne, au début de la rue des jardin dans le village de Félines-Minervois. Une porte fermée, et un regard projeter quand la lumière et l'ombre jouent à se confondre. Dans l'arche, un visage surgit — non dessiné, révélé. C'est le contraste lui-même qui le forme, comme si la pierre attendait d'être vue ainsi.

Au sol, une présence fluide, animale prolonge la tension de la composition. Une trace rouge. Un déploiement bleu. Des couleurs rares dans un ensemble dominé par le graphite et l'encre, vibratoires, précisément là pour parler fort — non décoratives, mais signal.

Le travail technique de cette pièce à été volontairement mesuré : avec le graphite, j'ai posé la structure, l'encre de Chine en à tracé les arêtes, l'aquarelle par touches pour que respire la matière. ma technique n'est pas un effet, c'est mon langage.

Le seuil ne cherche pas à illustrer une idée toute faite. C'est une ouverture, une invitation à un espace de lecture, un endroit où le regard pourrait construire du sens par lui-même, en entretenant une relation entre la formes, les contrastes et les textures.

De là, cette toile fait partie d'un projet plus grand, en est une illustration.

Cette œuvre s'inscrit dans un manifeste illustré actuellement en cours de création, à paraître prochainement aux Éditions L'AMagie. Un projet porté par Meichelus, qui interroge les liens entre perception, création et pensée contemporaine. Ce projet repose sur une particularité singulière : un dialogue entre écriture humaine et intelligence artificielle, envisagée non comme un outil de production, mais comme un espace de réflexion.

Dans ce cadre, l'image n'est pas venue illustrer le texte, mais à participé à son élaboration.

Le titre "Le seuil" dit exactement ce qu'il veut dire : ni ouverture ni fermeture, mais point de passage. Espace intermédiaire et poétique où les formes se transforment et où le sens reste en construction.

C'est peut-être la définition la plus juste de ce que je cherche à faire, en dessin comme en écriture.


Meichelus — Éditions L'AMagie

www.l-amagie.com

Pour acquérir cette œuvre, encadrée avec son passe-partout, c'est par ici 

vendredi 17 avril 2026

Dans la collection Amis-Mots le livre : "Moustache le roi des coussins" s'adresse aux parents d'enfant à partir de 5 ans

Meichelus’Art · avril 17, 2026

Campagne de promotion et d'information pour l'ouvrage : "Moustache le roi des coussins" visible sur 

le site de l'amagie ici










jeudi 9 avril 2026

« Novlangue », poésie appartenant au recueil N°8 « Roseaux "

Meichelus’Art · avril 09, 2026



                               Novlangie

Sous prétexte de démocratie, l’homme se lève, un héron dans la brume,
noble, il croit ;
ses pattes fouillent la vase.
Abolissant la controverse, tondant l’herbe folle,
persuadé que le pré est plus beau
sans ce qui pousse de travers.
— —
Son cri « révolutionnaire » envoie le bois mort sous la neige,
un ciel d’étouffement
qui passe pour feu.
— —
Sa colère, spores qui voyagent sans qu’on les voie,
se dépose sur ce qu’elle touche
et germe, patiente, dans le noir des convictions.


Comme le lierre qui embrasse pour mieux étouffer,
ou la belle plante carnivore qui offre son parfum
avant de refermer ses bras,
il aime, il protège, il dévore.
— —
On peut le confondre avec un insecte phasme
posé sur la branche qui le porte,
prenant la couleur du discours commun,
devenant le décor.
Lui qui croit, sincèrement,
n’être plus rien d’autre que ce qu’il imite.
Tel le coucou pondant dans le nid d’un autre,
regardant les parents nourrir sans se douter,
n’occupe-t-il pas la place
avec cette candeur tranquille
de celui qui croit qu’elle lui revient ?
— —
Ils forgent ainsi, à ciel ouvert,
imitant la fourmi qui charrie dix fois son poids
sans se demander où va la colonie,
ni pourquoi la reine n’a jamais sollicité son avis.
Ni trempe, ni couleur de terre,
seulement un goût de sève coupée,
de fruit mûri trop rapidement,
sous une lumière artificielle
d’une novlangue perpétuée.
— —
Ils serrent contre eux la certitude du geai, cachant ses glands,
oubliant où il les a mis ;
et, au printemps, c’est une forêt qui pousse à sa place, sans lui.
Malgré les apparences, ils s’habillent, pierre après pierre,
d’une république à l’ombre des bananes,
fruit doux, peau glissante,
cultivée sous les mêmes latitudes
que les empires inventés.
— —
On voudrait y voir une nécessité,
comme on veut croire que le champignon vénéneux a sa beauté,
que le venin a sa logique,
que tout ce qui brille dans la forêt sombre
mérite qu’on s’en approche.
Mais ce n’est qu’un besoin momifié :
évacuer la douleur comme la chenille évacue sa mue ;
mais ici, point de papillon.
— —
Le verbe est devenu une armée,
les mots, des graines qu’on jette à la volée
sur un sol qui n’est pas retourné ;
puis l’on s’étonne que rien ne prenne racine durablement.
Cultiver une histoire refaite
n’offre d’égalité que des mots usés comme des galets,
polis à force de courant,
lisses et froids, jamais inoffensifs.
— —
Hélas, tu n’auras jamais d’autre empire
que celui que tu dresses en toi,
roseau creux que le vent traverse
sans que tu l’entendes chanter,
forêt sans sous-bois,
lumière sans ombre portée.
Et pourtant,
merci de nous montrer encore
à quel point tu sais éviter la rencontre,
comme ces oiseaux migrateurs
qui empruntent le même couloir de vent
sans jamais se voir passer.
— —
Il suffirait de si peu :
lever les yeux, tourner la tête,
reconnaître le vol de l’autre,
et comprendre, enfin,
que nous allons dans la même direction.
M.9.04.2026
mardi 7 avril 2026

Ploubelles

Meichelus’Art · avril 07, 2026





Poésie appartenant au recueil N°8 "ROSEAUX" de la collection "De la Lune à la Plume"

  

En descendant ses poubelles,
la sirène à tête de lionne a la précision de celle
qui a décidé, une fois pour toutes,
que le monde tient
dans un seul geste.

Ainsi, nous sommes cinq dans la courette.
Cinq qui respirons, cinq ombres portées
sur un même carré de ciel,
mais elle ne peut compter autrement.

Elle, compte un.

Le vent, lui, ne choisit pas.
Il prend tout,
les couvercles mal fermés,
les silences entre les murs,
et les disperse, sans raison.

Ce matin-là, dans la courette,
quelque chose a été posé.

Le vent s’en occupera.
Nous, nous pouvons regarder.

C’est déjà beaucoup.

M.6.04.2026

 

« Ferrals-Les-Montagnes »

Meichelus’Art · avril 07, 2026
Ferrals-les-Montagnes. Mémoire des mines de fer, accroché à la pente, fier de ses habitants. Dessin encre et pastels (44 x 54 cm), la force tranquille d’un village façonné par la terre, le travail et le temps. Les lignes s’entrelacent depuis les racines de son histoire, tandis que la lumière, doucement, révèle ce qui demeure.
mardi 24 mars 2026

L'éveilleur d'Azille

Meichelus’Art · mars 24, 2026

 

 


Toile de 44/54 cm sans son passe-partout et son cadre, réalisée à la mine graphite, à l'encre et à l'aquarelle. Un poème l'accompagne maintenant que cette toile est libre...


L’Éveilleur d’Azille


Avant le village, ils étaient là.

Ils savent encore.

Sous les cloches d’Azille,

ils veillent — sans régner,

sans posséder,

sans détruire.

Ils vivent. Cela suffit.

Nous avons oublié.

Nous appelons “besoin”

ce qui n’est que désir.

Eux savent.

Prendre sans épuiser.

Passer sans abîmer.

Habiter sans dominer.

Ils n’ont rien perdu.

Et nous ?

Peut-être reste-t-il, ici,

dans la lumière d’Azille,

une manière plus douce de vivre

sans trahir.

Ils veillent.


M. 24.03.26