NOVLANGUE Sous prétexte de démocratie, l’homme se lève, un héron dans la brume, noble, il croit ; ses pattes fouillent la vase. Abolissant la controverse, tondant l’herbe folle, persuadé que le pré est plus beau sans ce qui pousse de travers. — — Son cri « révolutionnaire » envoie le bois mort sous la neige, un ciel d’étouffement qui passe pour feu. — — Sa colère, spores qui voyagent sans qu’on les voie, se dépose sur ce qu’elle touche et germe, patiente, dans le noir des convictions. Comme le lierre qui embrasse pour mieux étouffer, ou la belle plante carnivore qui offre son parfum avant de refermer ses bras, il aime, il protège, il dévore. — — On peut le confondre avec un insecte phasme posé sur la branche qui le porte, prenant la couleur du discours commun, devenant le décor. Lui qui croit, sincèrement, n’être plus rien d’autre que ce qu’il imite. Tel le coucou pondant dans ...