Ploubelles
Poésie appartenant au recueil N°8 "ROSEAUX" de la collection "De la Lune à la Plume"
En descendant ses poubelles,
la sirène à tête de lionne a la précision de celle
qui a décidé, une fois pour toutes,
que le monde tient
dans un seul geste.
Ainsi, nous sommes cinq dans la courette.
Cinq qui respirons, cinq ombres portées
sur un même carré de ciel,
mais elle ne peut compter autrement.
Elle, compte un.
Le vent, lui, ne choisit pas.
Il prend tout,
les couvercles mal fermés,
les silences entre les murs,
et les disperse, sans raison.
Ce matin-là, dans la courette,
quelque chose a été posé.
Le vent s’en occupera.
Nous, nous pouvons regarder.
C’est déjà beaucoup.
M.6.04.2026

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