Toile à la mine, l’encre et l’aquarelle nommée : « Fleur de Yuka » sur papier hanche, format A5, encre, graphite et aquarelle.
Fleur de Yucca
Tu es un cas trouvé dans la campagne,
Au détour d’un chemin appelé : « Le Mas Bizar ».
Vous avez dis bizarre ?
C’est près d’ici que vis ma belle-mère.
Fleurs écloses, pas ma belle-mère,
feuille protectrice pas ma belle-mère,
sculptée, sans doute.
Par l’intentionnelle forme, obole cause.
Ainsi, gravée dans le végétal,
Toute faite d’un souple courant d’air
Cherchant à cueillir cette fleur qui ne se laissent pas faire.
Le Mas Bizar est aussi près d’un chemin bordé de yuccas
Ce ne sont que merveilles quand explosent leurs blancheurs.
Rien ne laisserait penser qu’un couple d’amoureux s’y retrouve,
Toujours à la même place,
Là, juste à la fin de l’été,
Juste avant que le froid drape l’atmosphère
Et que s’envolent ces pétales blancs.
C’est là que deux libellules se font belles :
Elles ont passé la nuit immobiles
Quand le matin, après s’être réchauffées au soleil,
Régulées leur température elle se tournent l’une vers l’autre,
Cherchent-elles encore un moustique, ou pire un moucheron ?
Pour se nourrir un peu.
Charmantes et douces,
Recouvertes d’une poudre fine — leur pruinosité —,
C’est juste à ce moment de l’envol, qu’elles laissent une traîne orange
C’est comme ça que ces couleurs jaillissent, fécondent
Pour former ensemble un cœur.
M.04.11.2026

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